Le nouveau PDG de Nokia avertit que l'Occident ne peut pas se permettre une guerre froide technologique auto-infligée alors que les restrictions de l'UE sur la 5G chinoise se heurtent à la réalité sans frontières évaluée quotidiennement par Bitcoin et Ethereum.
Le nouveau directeur général de Nokia, Justin Hotard, a lancé un avertissement sans équivoque aux politiciens des deux côtés de l'Atlantique : l'Occident ne peut pas se permettre une guerre froide technologique avec lui-même. « Aucun d'entre nous ne peut subsister sur un continent ou l'autre. Nous avons besoin des deux », a-t-il déclaré à Reuters, arguant que dans un secteur où « le droit de gagner est dicté par ce cycle technologique, il est vraiment essentiel d'avoir un accès au marché aussi large que possible. »
L'intervention de Hotard intervient alors que Bruxelles s'efforce de renforcer ses réseaux contre les soi-disant « fournisseurs à haut risque ». Plus tôt ce mois-ci, la Commission européenne a proposé des révisions de la loi de l'UE sur la cybersécurité qui obligeraient les opérateurs à éliminer progressivement les équipements de fournisseurs désignés à haut risque — raccourci pour les groupes chinois comme Huawei et ZTE — dans un délai de 36 mois. La responsable technologique de l'UE, Henna Virkkunen, a salué le plan comme « une avancée significative dans la sécurisation de notre indépendance technologique européenne. »
Nokia et le suédois Ericsson se sont positionnés comme les fournisseurs par défaut de l'Occident dans les réseaux 5G et futurs réseaux 6G après que les États-Unis ont interdit les fournisseurs chinois pour des raisons de sécurité nationale, laissant les opérateurs américains dépendants de Nokia, Ericsson et Samsung. Pourtant, comme le note Hotard, « chacun en Europe et aux États-Unis qui a une certaine échelle dépend du marché européen et américain pour cette échelle. Si vous faites simplement l'analyse, il y a une codépendance significative. » Huawei, pour sa part, se plaint que l'approche de l'UE « viole les principes juridiques fondamentaux de l'UE d'équité, de non-discrimination et de proportionnalité. »
Le débat sur la souveraineté technologique se déroule sur fond de marché où les actifs numériques sans frontières évaluent discrètement le risque géopolitique en temps réel. Bitcoin (BTC) oscille autour de 88 235 $, avec un sommet sur 24 heures proche de 90 476 $ et un creux proche de 87 549 $, pour environ 32,8 milliards $ de volume de transactions. Ethereum (ETH) s'échange près de 2 943 $–2 953 $, avec environ 23,4 milliards $ échangés au cours des dernières 24 heures. Solana (SOL) se négocie près de 192 $, en hausse d'environ 2,7 % en 24 heures, avec un volume juste en dessous de 9,8 milliards $.
Alors que Bruxelles et Washington débattent de qui doit construire et sécuriser l'épine dorsale du prochain internet, les réseaux sans permission offrent un contre-exemple inconfortable : des systèmes où la valeur et les données circulent indépendamment de la géographie, et où toute tentative de découplage dur est instantanément arbitrée. Pour les investisseurs, cette tension entre fragmentation gérée et réseaux ouverts devient rapidement un thème macro central.


